A propos

Le salon

Knopp

KNOPP est un mot suédois qui veut dire « bourgeon ».

Mon expérience m’a appris qu’il n’était absolument pas anodin qu’autant de personnes se fassent tatouer : les 2 tiers de la population francophone sont désormais tatoués ! Bien souvent il y a une volonté d’encrer la mémoire, la force, l’amour, le lien. Ces choses sont en connexion avec des valeurs qui nous sont propres. Un hommage aux grands-parents, la naissance d’un enfant tant attendu, un voyage avec un ami… Autant de raisons d’avoir une marque pérenne, sur soi.

Mais plus que tout, c’est avec ce soi-même que commence le voyage du tatouage. Réparer des blessures du cœur, se réconcilier avec un corps qu’on a parfois ignoré, délaissé, abîmé par autrui, parfois…

Ces constatations m’ont frappée tout au long de mon cheminement dans le tatouage. J’étais partie pour faire de l’art/artisanat sur des corps, et finalement c’est l’aspect humain qui m’a beaucoup interrogée. Les gens ne demandent qu’à être écoutés, humanisés, et à pouvoir s’épanouir à la suite d’un changement. Le tatouage permet tout cela. Comme une fleur qui, auparavant bourgeon, finit par donner une explosion de couleurs et de délicatesse, je considère l’art millénaire du tatouage comme un moyen de s’embellir.

Après l’explication de ce petit nom, je dirais que j’ai voulu ce lieu comme un petit cocon pour vous et moi. Je suis neuroatypique (je suis autiste et TDAH), et travailler en salon donnant pignon sur rue n’était pas de tout repos. J’ai également fait pas mal de guests dans ma jeunesse, ce qui m’a permis de voir comment cela se passe ailleurs. Cela m’a forgé une solide expérience professionnelle, mais les années passant, le calme est ma grande priorité pour accueillir des personnes qui veulent aussi un moment particulier pour leur tatouage.

Je ne peux pas avoir la prétention de pouvoir aborder chacune des particularités humaines avec des connaissances foisonnantes, mais si vous désirez vous faire tatouer par mes soins avec une approche particulière car vous avez un handicap, n’hésitez pas à m’en parler pour que ce moment soit le plus relax possible pour vous !

Mon parcours

Cammiyu

Je m’appelle Camille, je suis née le 14 juillet 1992 à Toulouse, et je suis passionnée de dessin depuis ma plus tendre enfance. Mon papa était peintre à ses heures perdues et m’a légué son amour de l’art et des couleurs.

Enfant je voulais travailler pour un studio d’animation, puis j’ai également rêvé sporadiquement d’être archéologue, pharmacienne, hôtesse de l’air… Pour au final revenir à mes racines : je voulais absolument faire du dessin !

Je dessinais sur les autres enfants au centre aéré du quartier, et je me suis faite gronder car je le faisais au marqueur indélébile : il y avait déjà un terrain d’intérêt !

J’ai été aussi une fervente lectrice de mangas, amoureuse du Japon, mes séries de jeux favoris sont sans hésitation les franchises Zelda, Pokemon et Final Fantasy. Mes influences graphiques se sont étoffées à la découverte d’Alfons Mucha et l’art nouveau. Je me suis essayée aux portraits, et à divers styles, pour construire le mien.

 

Jeune adulte, un parcours chaotique aux Beaux-Arts de Rennes en section design m’a demandé énormément de remise en question, et j’ai fini par aller me faire tatouer (par Gorbalex tattoo, qui tatoue toujours sur Rennes), ce fut une révélation.

À partir de ce moment, j’ai axé mes dessins pour du tatouage, j’ai demandé des avis sur un forum de tatouage, et c’est ainsi que j’ai rencontré mon mentor, Rude Eye, qui m’a appris le métier en long en large et en travers, au sein de son salon, Wallifornia Ink à La Louvière, pendant 10 ans.

À côté de ça j’adore le sport, la lecture, les langues étrangères (j’ai poncé les films Disney en anglais pour améliorer mon niveau), et les voyages !

Interviews